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jeudi 20 mars 2014

Régime fiscal et social de l’indemnité de conciliation prud’homale



Rappel :
La loi de sécurisation de l’emploi a mis en place une indemnité forfaitaire en cas de conciliation devant les prud'hommes pour certaines contestations relatives à un licenciement
Article L. 1235-1 :
"En cas de litige, lors de la conciliation prévue à l’article L1411-1, l’employeur et le salarié peuvent convenir ou le bureau de conciliation proposer d’y mettre un terme par accord. Cet accord prévoit le versement par l’employeur au salarié d’une indemnité forfaitaire dont le montant est déterminé, sans préjudice des indemnités légales, conventionnelles ou contractuelles, en référence à un barème fixé par décret en fonction de l’ancienneté du salarié. Le procès-verbal constatant l’accord vaut renonciation des parties à toutes réclamations et indemnités relatives à la rupture du contrat de travail prévues au présent chapitre.
A défaut d’accord, le juge, à qui il appartient d’apprécier la régularité de la procédure suivie et le caractère réel et sérieux des motifs invoqués par l’employeur, forme sa conviction au vu des éléments fournis par les parties après avoir ordonné, au besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles.
Il justifie dans le jugement qu’il prononce le montant des indemnités qu’il octroie.
Si un doute subsiste, il profite au salarié."
Cet accord, mettant fin au litige ne concernera donc que les contestations touchant au respect de la procédure et à la cause réelle et sérieuse du licenciement, peu importe qu’il s’agisse d’un licenciement pour motif personnel ou pour motif économique.
Sont exclues :
      les contestations portant sur le contenu d’un plan de sauvegarde de l’emploi, sur la régularité de la procédure de grand licenciement collectif, qui relèvent du juge administratif
  les contestations relatives aux autres contentieux spécifiques (harcèlement moral, par exemple).

L'indemnité forfaitaire suit le même régime fiscal et social que les indemnités octroyées par le conseil de prud'hommes, en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse ou d'irrégularité de la procédure de licenciement.

1.     L'administration fiscale vient de préciser que cette indemnité était exonérée d'impôt sur le revenu dans la limite du barème fixé selon l’ancienneté du salarié (c. trav. art. D. 1235-21)
 - 2 mois de salaire si le salarié justifie chez l'employeur d'une ancienneté inférieure à 2 ans
 - 4 mois de salaire si le salarié justifie d'une ancienneté comprise entre 2 ans et moins de 8 ans 
 - 8 mois de salaire si le salarié justifie d'une ancienneté comprise entre 8 ans et moins de 15 ans
       - 10 mois de salaire si le salarié justifie d'une ancienneté comprise entre 15 ans et 25 ans 
       -  14 mois de salaire si le salarié justifie chez l'employeur d'une ancienneté supérieure à 25 ans.


2.     Pour les cotisations de Sécurité sociale, elle est exonérée dans la limite d'un montant égal à 2 fois le plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), soit 75.096 euros en 2014. L'exonération ne s'applique pas si le total des indemnités dépasse 10 fois le PASS ;
3.     Pour la CSG et à la CRDS, elle est soumise pour la fraction supérieure au minimum légal ou conventionnel et, en tout état de cause, pour la fraction assujettie à cotisations de Sécurité sociale.
Si le salarié a déjà perçu d’autres indemnités au titre de la rupture, la limite d’exonération de 2 fois le PASS s’applique au montant global des indemnités.
Lorsqu’un complément d’indemnité est accordé une année différente de celle de l’indemnité versée lors de la rupture, est assujettie la part du complément qui dépasse la limite d’exonération en vigueur, appréciée au moment du versement de l’indemnité initiale ou, en cas de licenciement pour faute grave reconnu sans cause par le juge, au moment de la rupture.

BOFIP, 7 mars 2014


jeudi 13 juin 2013

Majoration de la contribution chômage pour les CDD



À compter du 1er juillet 2013, la contribution d’assurance chômage à la charge des employeurs sera majorée pour certains contrats à durée déterminée.

Cette nouvelle taxation varie en fonction de la durée du CDD, du motif de son recours.
Une exonération de la contribution sera accordée en cas d’embauche d’un jeune.

Rappel : Le taux des contributions chômage est fixé à 6,40 %.
    4 % à la charge des employeurs ;
    2,40 % à la charge des salariés.

Majoration : Une contribution patronale de :
    7 % pour les CDD ≤ 1 mois;
    5,5 % pour les 1 mois < CDD < 3 mois ;
    4,5 % pour les CDD d'usage ≤ 3 mois.

Pour fixer le taux, il est tenu compte de la durée initialement prévue au contrat, hors renouvellement, ou à défaut la durée minimale.
La durée du contrat s’apprécie de date à date.

Maintien du taux à 4 % : 
    Lorsque le salarié est embauché en CDI à l’issue de son CDD ;
    Pour tous les contrats de travail temporaire ;
    Pour les CDD de remplacement (Code du travail, art. L. 1242-2, 1°, 4° et 5°
    Pour les contrats conclus avec des employés de maison (art. L. 7221-1 et suiv.).

Cas d’exonération de la part patronale de la contribution chômage
Le contrat à durée indéterminée conclu pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans sera exonéré de cotisations patronales d’assurance chômage, pendant une durée de 3 mois (4 mois pour les entreprises de moins de 50 salariés) dès lors qu’il se poursuit au-delà de la période d’essai.
Cette exonération s’applique à la demande de l’employeur, le 1er jour du mois civil qui suit la confirmation de la période d’essai.

Définitivement adoptée par le Parlement, la loi relative à la sécurisation de l’emploi n’est pas encore applicable.
Son entrée en vigueur est en effet subordonnée à la décision du Conseil constitutionnel qui sera rendue le 13 juin 2013 et à sa publication au Journal officiel.


Loi relative à la sécurisation de l’emploi, définitivement adoptée par le Parlement le 14 mai 2013, art 11Avenant du 29 mai 2013 modifiant l’article 3 de la convention du 6 mai 2011 relatif à l’indemnisation du chômage





jeudi 28 février 2013

Forfait social et rupture conventionnelle



Les règles d’assujettissement au forfait social des indemnités de rupture conventionnelle versées à compter du 1er janvier 2013 sont modifiées.

Lorsque le salarié n’est pas en droit de bénéficier d’une pension de retraite d’un régime légalement obligatoire, l’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée de cotisations de sécurité sociale dans les mêmes conditions et limites que l’indemnité de licenciement versée en dehors d’un PSE.
L’indemnité de rupture conventionnelle est exonérée de CSG et de CRDS à hauteur du montant de l’indemnité de licenciement prévu par la convention collective de branche, l’accord professionnel ou interprofessionnel, ou à défaut par la loi et dans la limite du montant exclu de l’assiette des cotisations de sécurité sociale.

Au 1er janvier 2013 :

Est désormais assujettie au forfait social au taux de 20 % :
  • Par application des 2 critères de droit commun, la fraction soumise à CSG et à CRDS et exclue de l’assiette des cotisations de sécurité sociale 
  • De droit, la fraction de l’indemnité de rupture conventionnelle exclue de l’assiette de la CSG et de la CRDS.
Exemple :
Un salarié perçoit le 3 janvier 2013 au titre d'une rupture conventionnelle homologuée une indemnité de 50 000€.
Ce salarié a perçu en 2012 une rémunération de 160 000€. 

Le montant de l'indemnité prévue par la convention de branche est égal à 40 000€.

L'indemnité est donc :
  • Exonérée de CSG à hauteur de 40 000 euros ; 
  • Totalement exonérée de cotisations de sécurité sociale ; 
  • Assujettie au forfait social pour la totalité de son montant : 40 000€ en application du nouveau texte, et les 10 000€ restants en application des règles de droit commun sur le forfait social.
Point positif (s'il y en a)
Demeurent non assujetties au forfait social:
  • les indemnités de licenciement (PSE ou non PSE),
  • les indemnités de mise à la retraite (PSE ou non PSE) 
  • les indemnités de départ volontaire versées dans le cadre d’un PSE, qui sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale et assujetties aux contributions CSG /CRDS.


A noter que les indemnités de départ volontaire versées hors PSE, étant soumises à cotisations sociales, sont exclues du champ du forfait social.



mardi 11 décembre 2012

CSG/CRDS limite de l'abattement

Attention le dernier bulletin de salaire arrive très bientôt !

Avez-vous pensé à vérifier la limite de l'abattement CSG/CRDS ?

Depuis le 1er janvier 2011, l'abattement (taux à 98,25%) est limité à 4 fois le Plafond de la Sécurité Sociale soit 12 124€/mois (PMSS) et 145 488€/an (PASS)

Il faudra donc vérifier pour les sommes soumises à abattement qu'elles ne dépassent pas ces plafonds.

Je vous soumets un tableau à titre d'exemple : 
Un salarié perçoit : 

  • Un salaire brut de 10 000€/mois
  • 2 primes de 10 000€ (en juin et septembre)
  • Une participation financière de 8 000€ en avril
Il faut savoir que la participation financière ne bénéficie pas de l'abattement.
Pour l'abattement : on regarde mois par mois si le montant perçu dépasse le PMSS

Si la somme dépasse les 12 124€ : 
On fait la différence entre les sommes prises en compte pour l'abattement et le PMSS. 
La partie jusqu'au plafond bénéficie de l'abattement de 1,75% et la partie dépassant le plafond est prise en totalité (100%)

Dans notre exemple : En juin et décembre
10 000+10 000= 20 000 > 12 124 
20 000-12 124 = 7 876
12 124x98,25% + 7 876 = 11 911,83 + 7 876 = 19 787,83

A la fin de l'année on effectue une régularisation en raisonnant de la même manière avec la totalité des salaires, primes et participation et le PASS.

Dans notre exemple : 
120 000 + 20 000 < 145 488 donc pas de dépassement
140 000 x 98,25% = 137 550,00
On s'aperçoit alors qu'il y a un trop versé de cotisations CSG/CRDS !



CQFD



vendredi 2 novembre 2012

L’URSSAF rappelle le régime social des cadeaux et bons d'achat pour Noël



Les fêtes de fin d’année peuvent constituer l’occasion pour le comité d’entreprise, ou l’employeur dans les entreprises de moins de 50 salariés dépourvues de CE, de remettre au personnel des cadeaux ou bons d’achat destinés au Noël des salariés ou de leur enfants (jusqu’à 16 ans révolus dans l’année civile). 


PETIT RAPPEL

Sous certaines conditions, ils peuvent être exclus de l’assiette des cotisations et contributions de Sécurité sociale: 

1.  Lorsque le montant global de ces derniers n’excède pas 5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 152 euros pour l’année 2012. 

2.    
Si ce seuil est dépassé sur l’année civile, il convient de vérifier pour chaque événement ayant donné lieu à attribution de bons d’achat que trois conditions sont remplies.


-       L’attribution du bon d’achat doit avant tout être en lien avec certains évènements.

Le mariage, le pacs, les naissances, le départ à la retraite, les fêtes des mères et des pères, la Sainte Catherine, la Saint Nicolas, Noël, la rentrée scolaire (jusqu'à 26 ans révolus)


Bien s’assurer que les bénéficiaires sont concernés par l’évènement.
Par exemple, un salarié sans enfant n’est pas concerné par les bons d’achat remis pour le Noël des enfants. 




-    L’utilisation des bons doit être déterminée c’est-à-dire en lien avec l’événement pour lequel il est attribué.
Il doit mentionner soit la nature du bien soit un ou plusieurs rayons d’un grand magasin ou le nom d’un ou plusieurs magasins.

Lorsqu’il est attribué au titre du Noël des enfants, le bon d’achat devra permettre l’accès à des biens en rapport avec cet évènement tels que notamment les jouets, livres, disques, vêtements, équipements de loisirs ou sportifs. 



-       Son montant doit être conforme aux usages.
Un seuil de 5 % du plafond mensuel de la sécurité sociale est appliqué par événement.
Pour Noël, ce seuil est de 5 % par enfant et 5 % par salarié. 


Pour la rentrée scolaire, le seuil est de 5% par enfant.


Lorsque ces conditions ne sont pas simultanément remplies, le bon d’achat est soumis aux cotisations sociales pour son montant global, c’est à dire en totalité et dès le 1er euro. 


Attention, lorsque le salarié reçoit simultanément un cadeau et des bons, la valeur du cadeau doit être additionnée à la valeur des bons pour calculer si le seuil est atteint ou non !


www.urssaf.fr (information du 25 octobre 2012)

mercredi 31 octobre 2012

Assurance vieillesse : Elle augmente déjà !


À compter du 1er novembre 2012, le taux de la cotisation plafonnée d'assurance vieillesse et veuvage augmente afin de financer la possibilité de partir, à nouveau, à la retraite anticipée à 60 ans ou en retraite anticipée « carrières longues »

Du 1er novembre 2012 au 31 décembre 2013 :

  • Part salariale : 6,75%
  • Part patronale : 8,40%

Attention cette augmentation, ne va pas sans poser un souci de cohérence vis-à-vis du bordereau trimestriel (si l’entreprise déclare et verse ses cotisations selon ce rythme).


Nous aurons au titre du 4ème trimestre 2012, 2 taux différents :


  • 14,95% pour le seul mois d’octobre 2012;
  • 15,15% pour les mois de novembre et décembre 2012.

(Décret n° 2012-847 du 2 juillet 2012 relatif à l'âge d'ouverture du droit à pension de vieillesse)


mardi 27 mars 2012

La Garantie Minimale de Points (GMP) 2012 est arrivée


Rappel :
La garantie minimale de points (GMP) est une cotisation forfaitaire versée à l'AGIRC au titre de la retraite complémentaire.
Elle concerne les salariés cadres et assimilés touchant des revenus inférieurs à un certain seuil appelé salaire charnière.
La GMP a pour objectif de garantir l’acquisition d’un nombre minimal de points de retraite complémentaire, sur une année.
Sont donc ainsi garantis 120 points de retraite complémentaire par an.

Les montants définitifs de la GMP 2012 sont publiés :

  • Le salaire charnière annuel au-dessous duquel la cotisation GMP 2012 est susceptible d’être appelée est de 40.251,98 euros (soit 3.354,33 euros par mois).
  • Le montant de la cotisation GMP 2012 annuelle est fixé à 787,68 euros (soit 65,64 euros par mois).
  • La répartition mensuelle de la cotisation de la GMP 2012 est de 40,74 euros à la charge de l’employeur et 24,90 euros à la charge du salarié cadre et assimilé. 


mercredi 15 février 2012

Y a t'il une vie après la DADS ?


Voilà encore une page de tournée. 

La DADS nouvelle norme est dans les cartons ...

Que faire maintenant ?

Ne vous inquiétez pas, les écoles, les fédérations, les chambres de commerce pensent très fort à nous.

Vous devrez effectuer des versements pour le 29 février 2012 au plus tard.



La taxe d'apprentissage : 

·   0,50% de la masse salariale pour la taxe à proprement parlé
·   0,18% de la masse salariale pour la contribution au développement de l'apprentissage (CDA)
·   Une contribution supplémentaire et variable pour les entreprises de plus de 250 salariés 
 

La formation professionnelle :

1.    Pour les – de 10 salariés
·   0,15% de la masse salariale pour la professionnalisation*
·   0,40% de la masse salariale pour la formation continue
·   La TVA à 19,6%

2.    Entre 10 et 19 salariés
·   0,15% de la masse salariale pour la professionnalisation*
·   0,90% de la masse salariale pour la formation continue
·   La TVA à 19,6%

3.    Pour les + de 20 salariés
·   0,50% de la masse salariale pour la professionnalisation*
·   0,90% de la masse salariale pour la formation continue
·   La TVA à 19,6%

* La taxe « professionnalisation » étant une contribution pour le financement des priorités définies par la branche ou l’interprofessionnel, elle est appelée à varier selon les secteurs

Certaines branches d’activité doivent verser une contribution conventionnelle obligatoire supplémentaire au 29 février.
Ainsi les sociétés dépendant de la convention collective des bureaux d’études techniques, cabinets d’ingénieurs-conseils et les sociétés de conseils doivent verser à l’ADESATT une contribution de 0,02% de la masse salariale pour l’aménagement du temps de travail