mardi 13 mai 2014
Les indemnités forfaitaires et leurs régimes fiscaux et sociaux
jeudi 13 juin 2013
Majoration de la contribution chômage pour les CDD
jeudi 28 février 2013
Forfait social et rupture conventionnelle
- Par application des 2 critères de droit commun, la fraction soumise à CSG et à CRDS et exclue de l’assiette des cotisations de sécurité sociale
- De droit, la fraction de l’indemnité de rupture conventionnelle exclue de l’assiette de la CSG et de la CRDS.
- Exonérée de CSG à hauteur de 40 000 euros ;
- Totalement exonérée de cotisations de sécurité sociale ;
- Assujettie au forfait social pour la totalité de son montant : 40 000€ en application du nouveau texte, et les 10 000€ restants en application des règles de droit commun sur le forfait social.
- les indemnités de licenciement (PSE ou non PSE),
- les indemnités de mise à la retraite (PSE ou non PSE)
- les indemnités de départ volontaire versées dans le cadre d’un PSE, qui sont exclues de l’assiette des cotisations de sécurité sociale et assujetties aux contributions CSG /CRDS.
jeudi 3 mars 2011
Absence pendant la période d'essai : Que faire ?
1. Petit Rappel :
a. La durée maximale de la période d’essai (depuis 2008)
Le Code du travail fixe une durée maximale pour chaque catégorie professionnelle.
Ainsi, une période d’essai ne peut dépasser :
- 2 mois pour les ouvriers et employés,
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens,
- 4 mois pour les cadres.
Cette période d’essai et les conditions de renouvellement, pour être effective, doivent figurer en toutes lettres dans le contrat de travail.
b. Le renouvellement de la période d’essai ?
L’éventuel renouvellement de l’essai reste possible à condition :
- d’être préalablement autorisé par la convention collective de branche étendue
ET
- d’être inscrit dans la lettre d’engagement ou le contrat de travail du salarié concerné.
- 4 mois pour les ouvriers et employés,
- 6 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens, et
- 8 mois pour les cadres.
c. Le délai de prévenance
· L’employeur doit dorénavant informer par avance son salarié de l’interruption de son contrat de travail en cours d’essai.
Ce préavis est de :
- 24 heures en deçà de 8 jours de présence ;
- 48 heures entre 8 jours et un mois de présence ;
- 2 semaines après 1 mois de présence ;
- 1 mois après 3 mois de présence.
· Le salarié qui met fin à la période d’essai, il doit également respecter un délai de prévenance vis-à-vis de son employeur.
Ce préavis est de :
- 24 heures en deçà de 8 jours de présence et
- 48 heures à partir de 8 jours de présence
2. De l'importance de suivre la période d'essai !
Lorsque le salarié est absent, quelle qu’en soit la raison pendant cette période, l’essai doit en principe être prolongé.
Exemple :
Une salariée avait été engagée le 5 septembre.
Il était stipulé dans son contrat de travail qu’elle était en période d’essai jusqu’au 4 octobre.
Elle avait été absente du 2 au 4 octobre.
La durée de sa période d’essai était donc prolongée de 3 jours et prenait donc fin le 7 octobre.
Son employeur pouvait rompre la période d’essai le 5 octobre.
C'est là une prolongation (et non un renouvellement) qui est liée à la suspension du contrat de travail, c'est-à-dire l’absence de la salariée.
La morale de l’histoire :
En cas d'absence d'un nouveau collaborateur pendant sa période d'essai, il est conseillé de :
- Recalculer la nouvelle date de fin d'essai en fonction des jours d'absence dans la limite de la durée de l'essai en cours
- De lui notifier (lettre RAR ou remise en main propre contre décharge) la nouvelle date de fin de sa période d'essai !
Ainsi tout litige est exclu et le collaborateur est informé qu'après la suspension de son contrat de travail, sa période d'essai est prolongée et se termine donc à telle date.
(Cour de cassation, chambre sociale, 26 janvier 2011, n° 09-42492)
Merci à ma consœur Nathalie Olivier (RH Conseil PME) pour ce rappel nécessaire
